Etiquette

Codimag améliore sa Viva 420 pour damer le pion au numérique

Quel avenir pour l’impression non-numérique dans l’étiquette ?

Patrick Wack, pdg de 5/7 Etiquette, ravi par la Viva 420 Aniflo

Patrick Wack, pdg de 5/7 Etiquette, ravi par la Viva 420 Aniflo

Il y a même cinq ans une telle question aurait été impensable. Mais déjà cette année, on estime qu’un quart de toutes les rotatives à laize étroite vendues dans le monde sera numérique. Les autres technologies d’impression n’ont cependant pas arrêté d’innover et
vendent chèrement leur peau ! Un exemple : Offset Aniflo, une adaptation (radicale) du système d’encrage offset, développé et breveté par un constructeur français, Codimag.
Dévoilé pour la première fois à Labelexpo 2007, et opérationnel depuis près d’un an chez un imprimeur d’étiquettes français, 5/7 Etiquette, Aniflo a la prétention d’offrir une qualité offset et des coûts de prépresse offset, mais sur une rotative sensiblement plus simple qu’une machine « classique », et avec moins de gâche et un temps de calage réduit. Trop beau pour être vrai ? Etiq&Pack est allé voir sur place, chez Codimag, à Bondoufle en région parisienne.

LA QUÊTE RÉUSSIE DE LA SIMPLICITÉ

Depuis 1999, Codimag s’est taillé une réputation dans l’offset waterless. Ce procédé écarte totalement le problème de la balance eau/encre, même s’il le remplace par un autre lié au contrôle exact des températures de l’encre. Le système de régulation de températures développé par Codimag en partenariat avec Technotrans permet de garder la température de l’encre constante, au
démarrage, à la vitesse de croisière, en été comme en hiver. Résultat : un calage plus rapide, effectué à basse vitesse, et donc moins de gâche.
Un des avantages de l’Aniflo est immédiatement apparent : sa simplicité. Quatre cylindres de taille identique suffisent pour l’encrage (au lieu d’une quinzaine voire plus pour l’offset dit classique). Commentaire de Pascal Duchêne, pdg de Codimag : « Avec Aniflo, l’opérateur n’a pas à s’occuper des vis d’encrier, parce qu’il n’y en a pas. Quelle que soit la vitesse de la machine, les températures et les viscosités sont réglées automatiquement ce qui garantit la précision et la stabilité d’impression. Et puisque tous les cylindres ont le même diamètre, il n’y a donc pas de risque d’image fantôme ».

Détail de la Viva 420 Aniflo, où l’on perçoit la simplicité du système

Détail de la Viva 420 Aniflo, où l’on perçoit la simplicité du système

UNE PREMIÈRE INSTALLATION QUI EN APPELLE D’AUTRES

La technologie d’impression en offsetwaterless développé par Codimag depuis 1999 n’est pas complètement nouvelle (KBA avait déjà un procédé similaire) mais Codimag a été le premier à l’adapter à une presse à laize étroite. Plus perfectionné que ses prédécesseurs, le prototype de la nouvelle Viva 420 Aniflo a été vendu à 5/7 Etiquette en février 2008. Grâce à un partenariat entre 5/7 et Codimag, plusieurs modifications ont été adoptées, et la machine présentée chez Codimag lors d’une conférence de
presse en juin 2008, est censée être encore plus conviviale et plus simple au calage que le prototype. Patrick Wack, P-dg de 5/7 Etiquette, en fait même la promotion pour son fournisseur/partenaire : « Fort de notre expérience avec cette presse, Codimag peut aujourd’hui offrir à ses autres clients une technologie et un design qui ont fait leurs preuves ».
La configuration de presse exposée à la conférence était une sept couleurs offset plus station flexo, et – nouveauté intéressante
– unité de sérigraphie semi-rotative conçue exclusivement pour Codimag par le fabricant Stork. Le modèle en démonstration comportait également une station de dorure à chaud avec dispositif « foilsaver ». Remarque de Patrick Wack « L’étiquette à vin fait partie de nos spécialités, et nous devons faire très attention aux coûts de la dorure. La technologie semi-rotative de Codimag nous permet l’utilisation de plaques en magnésium, qui sont dix fois moins chers ».
La Viva 420 Aniflo utilise une découpe semi-rotative, plus facile à régler que la découpe à plat, et le dispositif « Gapmaster » de Kocher & Beck qui l’équipe donne d’excellents résultats. Comme sur l’ensemble des presses UV de Codimag, le séchage est fourni par IST Metz, et ce dernier modèle de Viva 420 utilise le MBS 5, que l’on trouve aussi sur les K&B, qui permet d’importantes
économies d’énergie.

ARTISAN OU INDUSTRIEL ?

Dans un écho inconscient (ou peut-être conscient ?) de l’opinion maintes fois exprimée par ce gourou Pierre Panel, responsable commercial de Codimag devant la presse.de l’étiquette qu’est Mike Fairley, le P-dg de 5/7 Etiquette, Patrick Wack, pense que l’imprimeur d’étiquettes doit se rapprocher d’une mentalité d’industriel.
« Dans mon optique », dit-il, « l’opérateur de presse en particulier n’a pas à passer son temps à peaufiner les réglages de la presse. Moi, ce que je recherche c’est un workflow automatique depuis le fichier pdf jusqu’à la bobine d’étiquettes. Le système Aniflo de Codimag, plus la servo-motorisation, sont un grand pas vers une production d’étiquettes qui répond à la mentalité industrielle. »
Alors pour revenir à notre question de départ, il semble que le tout-numérique ne soit pas pour demain et qu’il y ait de la place pour les autres procédés. Pour l’imprimeur d’étiquettes, l’offset a des atouts certains. Le waterless avec encrage Aniflo rehausse certains de ces atouts en réduisant les inconvénients, surtout pour les petits et moyens tirages. Une option intéressante
à comparer, point pour point, avec le tout-numérique.

Pierre Panel, responsable commercial de Codimag devant la presse.

Pierre Panel, responsable commercial de Codimag devant la presse.

Article publié dans ETIQ&PACK le 22 octobre 2008 par John Penhallow.

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